La puissance de la résurrection
Prières de Pâques à Pentecôte
Par le pasteur Gary Moore
Mardi 3 mai 2011 - Jour 10
Un de mes passages favoris dans la Bible se trouve en Matthieu 16:13-28. Allez-y et nous le lirons ensemble. Ce moment que Jésus partage avec ses disciples se place parmi d’autres grands jours. Jésus a calmé une tempête, chassé les démons, ressuscité une fillette, guéri de nombreuses personnes et nourri cinq mille. Les têtes des disciples ont dû s’étourdir devant la puissance de Dieu. Pendant qu’ils étaient en train de digérer toutes ces choses, Jésus a lancé la plus importante question à laquelle un homme ait répondu "Qui dis-tu que je suis ?". Pourquoi est-ce la question la plus importante pour nous ? Il n’y a que ça de toutes nos vies, de toute la terre, de tout le ciel et de l’éternité qui bloque sur la réponse à cette question.
La réponse que Pierre donne était la bonne : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant". Jésus savait que n’importe qui pouvait dire ça, alors il expliqua ce que cette déclaration voulait vraiment dire : c’est le secret de vivre dans la puissance de la résurrection. En fait, Jésus dit qu’à travers ces personnes de la résurrection, il est en train de construire son église et quelle église ce sera (versets 18-19). Il leur donne alors un aperçu de ce qu’il va souffrir et Pierre le réprimande. Pourquoi Pierre a-t-il réprimandé Jésus ? Pierre a réprimandé Jésus car Pierre a son propre programme et n’a pas encore compris le programme de la résurrection.
Dans le verset 24, nous venons au coeur de la vie dotée de la puissance de la résurrection. La première qualification est "il doit renoncer à lui-même". En fait, ce n’est pas si attrayant que "ne pas périr" ou "gagner la vie éternelle". En fait, ces deux choses sont inhérentes à l’appel de Jésus de renoncer à nous-mêmes. A quoi devons-nous renoncer ? Notre identité ? Notre personnalité ? Nos passions ? Nos rêves ?
Il y a eu beaucoup de confusion à propos du renoncement à travers les âges. Vraiment, ce n’est pas un renoncement de la manière dont on le pense habituellement. Pour beaucoup, le concept de renoncement à soi signifie abandonner quelque chose comme peut être pour le carême ou à d’autres fins. Ces moments peuvent être très utiles, mais ce n’est pas ce à quoi Jésus nous appelle dans ce passage.
Jusqu’à que nous rencontrions Jésus, nous vivions nos vies pour nous-mêmes. Même si d’autres peuvent nous contrôler d’une certaine façon, nous sommes absorbés par notre propre programme. C’est un programme qui s’inscrit ou essaye de s’inscrire dans ce monde. C’est un programme qui est rempli pour les quelques années que nous passons sur cette planète et nous en voulons le plus possible. Souvent, Dieu rentre dans le paysage et nous espérons que sa présence va nous aider à remplir notre programme. C’est ça, Dieu va nous aider à être plus heureux, en meilleure santé, plein de succès, plus riche ou toute autre chose que l’on essaye d’accomplir dans notre programme. Connaître Jésus peut nous aider dans certains de tous ces domaines, mais l’appel de Jésus va beaucoup plus loin que ça.
L’appel de renoncer à nous-mêmes est l’appel à déroger à notre programme. Vous rappelez-vous ce que Paul a dit à propos d’être un citoyen du royaume des cieux ? Cette citoyenneté est le programme auquel Jésus nous appelle. Ce n’est pas à propos de nous, mais au sujet de Jésus et de ce qu’il fait.
Il y a une autre partie de la Bible qu’il nous faut lire : Philippiens 2:1-11. Dans le verset 7, il est dit que Jésus "s’est dépouillé lui-même" ce qui littéralement signifie qu’il s’est "vidé lui-même". De quoi s’est-il vidé ? Sa divinité ? Sa filiation ? Non, Jésus s’est vidé lui même de ses privilèges, le privilège qu’il avait d’être la main droite du Père, ses droits de gloire. Il s’est vidé lui-même de son programme afin qu’il puisse être rédempteur. Les versets 10 et 11 de ce passage auraient pu être écrits sans les neufs premiers. Jésus aurait été dans ses droits de faire plier tout genou et confesser toute langue. Il n’aurait pas eu à venir sur Terre dans la chair, devenir un serviteur ou mourir sur la croix. S’il avait exercé ces droits, il n’y aurait pas eu de rédemption pour vous ou moi. Renoncer à nous-mêmes alors est se vider nous mêmes de notre droit à notre propre programme afin que nous puissons rejoindre Jésus dans sa mission de rédemption. Nous pourrions facilement dire "Bon, je ne veux pas périr et je veux la vie éternelle mais je ne veux pas vraiment de la mission." Ce n’est pas une option selon Jésus, à la lumière de sa réponse au jeune homme riche. Vous dites "Je ne peux pas le faire". Ni moi. Mais parce que Jésus est mort sur la croix, nous pouvons le faire "en connaissant Christ". Ça s’appelle la puissance de la résurrection.
Prière du jour :
"Aide moi aujourd’hui, cher Seigneur, à être capable de voir de quelle manière j’ai besoin de renoncer à moi-même, de ne pas perdre de vue ces choses que j’ai besoin de mettre de coté pour te suivre. Je veux que tes rêves deviennent mes rêves, ta passion devienne ma passion. Je ne veux pas m’écarter de cet engagement que je te fais car je veux continuer à te chercher, à plus te connaître. Amen."
Union de l’Eglise Protestante du Nazaréen UEPN